Avril 2026, Le soleil rayonne enfin sur un week-end. Nous décidons donc de préparer les vélos pour une sortie 100 % Ariège.
Au programme : visite du château de Foix le samedi, bivouac en forêt, puis retour par le col de Péguère, à 1 375 mètres d’altitude.
Cette petite rando à vélo nous a réservé deux belles surprises , la neige… et une rencontre insolite !
C’est parti pour un week-end de folie.
Jour 1
Nous partons de l’atelier en début de matinée en empruntant la voie verte en direction de Foix.
Cette ancienne voie ferrée a beaucoup de charme. Par endroits, elle serpente entre d’étroits murs de pierre hauts de plusieurs mètres, où s’installe une atmosphère presque tropicale. L’humidité qui les recouvre donne naissance à une végétation luxuriante.

Nous traversons alors nos paysages ariégeois. Une symphonie de prés peuplés de vaches rousses, vallonnée de forêts dont les bourgeons de printemps commencent à éclore.
Le chemin nous offre aussi l’occasion de franchir de grands tunnels, et je ne peux m’empêcher de penser à Harry Potter en découvrant ces cheminées pierreuses tout droit sorties de mon imaginaire.

Après une pause déjeuner à La Bastide-de-Sérou, nous arrivons sur l’impressionnant viaduc annonçant l’entrée dans la ville de Foix.
Nichée aux cœur des vallées ariégeoise, Foix est une ville pleine de charme. Dominée par son célèbre château médiéval, entre ruelles pittoresques, bâtisses à colombages et histoire, la ville nous offre une immersion médiévale.
Munis de notre sacoche CAPAX à bretelle, nous franchissons les portes de la cité.

La visite est riche en découvertes. Les animations pédagogiques sont nombreuses et particulièrement intéressantes. Après deux heures passées entre ses murs, nous repartons ravis, et plus curieux encore de l’histoire du château.
Mais l’heure tourne, et il nous faut reprendre la route à la conquête du col des Marrous, afin d’y trouver un coin où bivouaquer pour la nuit.
En ce début avril, un temps presque estival nous accompagne. Rôtis par le soleil, les jambes bien gonflées par l’effort, nous trouvons refuge sous un petit abri en bois pour la nuit. Une nuit douce, bercée par le chant des chouettes et d’autres rapaces nocturnes, vient nous requinquer.

Jour 2
Nous repartons tôt le matin, car nous n’avons guère le temps de traîner. Le col des Marrous est atteint sans difficulté, et nous prenons le temps de savourer un petit café au gîte qui surplombe cette magnifique vallée.
Nous entamons ensuite l’ascension du col de Péguère sans difficulté majeure… enfin, presque. À quelques kilomètres du sommet, la neige nous barre la route avec une épaisse couche granuleuse. Pas question de faire demi-tour. Munis de sangles pour tirer le trike, nous nous lançons dans la traversée, ce qui complique légèrement la tâche.

À l’arrivée au col, plein sud, la neige a complètement disparu. Une vue imprenable sur la chaîne des Pyrénées s’offre à nous, à l’honneur, le mont Valier, encore éclatant de blanc sous une neige qui ne tardera pas à disparaître.
Nous profitons pleinement de ce moment. Contempler la vue, respirer à pleins poumons le printemps, savourer la récompense de l’effort.

Nous redescendons ensuite vers Massat, où nous aimons aller flâner sur le marché du dimanche matin, avant de reprendre des forces autour d'un excellent café .
Pendant la descente du col, alors que je suis concentré pour éviter cailloux et nids-de-poule, Gaston freine soudain devant moi pour saluer une cycliste en pleine montée. Et là, surprise! Une sacoche FOVEA est accrochée à son guidon ! Quel plaisir de voir nos créations vivre leur vie, là, au détour d’une route de montagne.

Après ce bref échange, nous repartons le sourire aux lèvres et achevons ce si court week-end.
Être autonome à vélo, partir même pour de très courts séjours, suffit à rendre heureux nos petits cœurs.
Vive la vie, et vive le vélo.